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Enseignement

La qualité de l’enseignement français à l’étranger est l’instrument essentiel du rayonnement de la France à l’étranger. Il est primordial d’assurer le maintien de la qualité du service public d’éducation.

Le réseau d’enseignement français à l’étranger comporte 452 établissements et scolarise 240 000 élèves, dont
75 000 français. Un tiers des coûts de fonctionnement de ces établissements est assuré par l’État Français.

L’opérateur pivot de l’enseignement français est l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger (AEFE) et aussi la Mission Laïque Française.

  • L’AEFE est placée sous la tutelle du Ministère des Affaires Étrangères et Européennes. C’est un service public. Elle doit permettre aux enfants français dont les familles résident à l’étranger d’accéder à l’enseignement français.
  • Pour le rayonnement de la France, elle doit veiller à ce que des élèves étrangers puissent bénéficier de cet enseignement.
  • Enfin, elle doit promouvoir et renforcer des relations de coopération entre les systèmes éducatifs français et étrangers.

Parmi les 452 établissements homologués, 74 sont en gestion directe et 176 sont conventionnés. 6200 agents titulaires français les encadrent dans les 250 établissements gérés par l’AEFE : 1200 expatriés, 5000 résidents et plus de 12 000 recrutés locaux.

Afin d’évaluer les forces et les faiblesses de ce réseau, une commission a été nommée. Son rapport a été remis au Ministres des Affaires Étrangères et Européennes et, ici à Maurice, l’Ambassade de France a organisé une consultation sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger où ont pu s’exprimer les parents, les élèves, les professeurs et des membres des comités de gestion qui ont ainsi mis l’accent sur les besoins de nos établissements et leurs attentes.

À la suite du colloque, il nous a paru important de tracer les grandes lignes de ce que vous souhaitez.

1° Le corps enseignant :

  • Maintenir à 50 % le nombre de professeurs titulaires de l’EN bien formés aux réalités locales.
  • Renforcer la formation des recrutés locaux et des résidents.
  • Essayer de réduire la disparité des salaires.
  • Imaginer un système de bourses spéciales pour permettre aux élèves de qualité qui le désirent d’aller faire des études en France et de revenir enseigner ici.

2° Limitation des charges financières :

  • Les élèves étrangers ne disposant pas de bourses pourraient ne plus pouvoir supporter le poids des frais de scolarité qui augmentent. Or leur présence est indispensable.
  • Les charges sont de plus en plus lourdes alors que les enveloppes restent stables.
  • Demander que le salaire des professeurs résidents soit pris en charge par l’Éducation Nationale et non par les établissements.
  • Demander aux entreprises qui ont du personnel expatrié de verser la somme correspondant aux économies qu’elles réalisent avec la gratuité dans un fonds accessible aux établissements.
  • Moduler les conditions d’accès à la gratuité en plafonnant le montant.

3° Améliorer les conditions d’accès à la formation :

  • Essayer de mettre en place une alternative au niveau de la seconde pour ceux qui ne peuvent continuer.
  • Développer d’autres formations de BTS à Maurice pour ceux qui ne pourraient pas se rendre à l’étranger pour leurs études.
  • Veiller à une répartition équitable des bourses qui ne tiendraient compte que des résultats. Pour certains, le problème du prix du billet d’avion se pose pour pouvoir aller étudier. Obtenir une allocation « voyage » pour les plus démunis.
  • Pousser les élèves à commencer leurs études supérieures à la Réunion. La proximité permettra aux élèves de se sentir moins isolés et facilitera leur adaptation aux études à venir.
  • Donner plus de moyens à l’Agence afin que les élèves, en particulier les boursiers, qui viennent faire leurs études en France, puissent bénéficier d’un soutien et d’un suivi plus réguliers.